La thérapie narrative

Le récit dominant que la personne se raconte sur elle-même est une histoire saturée par le « problème » qui l’emprisonne et la rend malheureuse.

La thérapie narrative est arrivée en France il y au moins une dizaine d’années, elle a été développée principalement par Michael White (co-directeur du Dulwich Centre – www.dulwichcentre.com.au – en Australie-Méridionale, à partir des années ’80. Elle s’inscrit dans la perspective du constructionnisme social.

Selon Michael White – « La personne n’est pas le problème, le problème est le problème ».

Cela signifie que la personne n’est pas réduite au problème mais qu’elle a une relation avec ce problème et que cette relation peut être modifiée.

En extériorisant la difficulté, il devient plus aisé de prendre une distance face aux influences de la société et aux autres éléments qui ont contribué à son développement.

La personne sera amenée… à identifier les tactiques du problème pour la dominer
le thérapeute s’allie avec la personne pour que celle-ci utilise davantage ses ressources pour résister au problème et, par la suite, pour qu’elle se forge une identité plus proche de son véritable potentiel…

D’après Dr Julien Betbèze, Psychiatre, et Mme Catherine Besnard-Péron, Psychothérapeute :

  • Cette thérapie « … ré-envisage l’identité de l’individu sous un mode relationnel, elle déconstruit les relations de pouvoir dans lesquelles les personnes sont isolées, seules face à leurs problèmes, elle favorise la construction de nouvelles histoires alternatives, dans lesquelles les gens sont en relation avec leurs espoirs, leurs rêves.
  • Elle les reconnecte à leurs initiatives personnelles et révèle leurs compétences qui étaient cachées car non signifiantes au regard de leur histoire «dominante».