L’hypnose Ericksonienne

L’hypnose Ericksonienne sollicite la participation active du patient. Il s’agit plus d’un état de profonde relaxation, pendant lequel le patient va pouvoir s’exprimer librement. Le thérapeute utilise des métaphores, c’est-à-dire un langage symbolique, pour guider l’inconscient du sujet et l’amener à trouver lui-même les solutions à ses problèmes.

Milton Erickson, psychiatre américain, à permis d’en faire un outil thérapeutique remarquable, utilisé dans divers domaines en milieux hospitaliers, en psychothérapie et dans l’apprentissage de l’autohypnose. Toutes les approches qui s’en sont inspirées permettent un accompagnement qui s’avère souple, indirect et non dirigé.

Pour Milton Erickson, l’inconscient est profondément puissant, bienveillant, avec lequel l’état hypnotique permet de coopérer.

L’inconscient est capable de mobiliser les ressources intérieures, des potentialités susceptibles de conduire au changement désiré.

Ces approches se situent en psychothérapie dans une optique courte et bien souvent sans rechute ou substitution du symptôme. Le changement est permanent et notre mieux-être peut lui aussi continuer à changer d’instant en instant.

Les innovations introduites par Erickson sont nombreuses…

De «La thérapie permet enfin et surtout l’expression de la créativité», de J.A. Malarewicz et J. Godin :

 

« L’approche hypnothérapeutique chez Erickson vise à une libération. Les symptômes et les difficultés des bénéficiaires résultent de l’application de solutions stéréotypées, dans la mesure où, pour une raison ou pour une autre, de nouvelles possibilités plus créatives ne peuvent être actualisées, car elles sont limitées par des schémas de pensée consciemment intégrés.

Ainsi les symptômes peuvent être considérés comme appauvrissant l’individualité des bénéficiaires, lesquels perdent le rapport avec leur propre inconscient.

Erickson cherchait à obtenir un changement dans la dynamique de la formation du symptôme, d’où il s’attendait à introduire une modification, même minime, dans la mesure où le processus de changement dès lors entamé se développe de lui-même.

La thérapie est un apprentissage, car le sujet peut apprendre à utiliser les ressources qui sont en lui même…

Elle crée donc un nouveau monde existentiel.

L’hypnose permet également au bénéficiaire d’accéder à des ressources psychologiques, soit par le biais d’images évocatrices, soit de façon tout à fait inconsciente.
Ces ressources sont alors utilisées et progressivement intégrées à la vie consciente.

L’hypnothérapie est contemporaine d’une période de travail intérieur intense.

En ce sens, elle devient une réorganisation, où les mots, et les métaphores fonctionnent comme des clés permettant l’accès à des programmes de recherche inconsciente.

Erickson considérant que le sujet lui-même effectue sa propre thérapie, le thérapeute ne fait que l’aider en apportant un cadre favorable, la thérapie se développe ainsi « dans » le sujet, et non pas entre le bénéficiaire et le thérapeute.

La thérapie permet enfin et surtout l’expression de la créativité »

 

De la collaboration entre M. Erickson et Grégory Bateson, et de la poursuite de son travail par ses étudiants et d’autres continuateurs sont nés :

Pour plus d’infos :
La Confédération Francophone d’Hypnose et de Thérapie brève : www.cfhtb.org
«La thérapie permet enfin et surtout l’expression de la créativité», de J.A. Malarewicz et J.Godin
www.guidesocial.be/espace-du-possible/
www.htsma.org
www.mimethys.com
www.imhena.com